Né en 1940 à
Fès, Zougari El
Idrissi
Abdelhadi, dit
Belkhayat, a
quitté trés tôt
sa ville natale
pour s'installer
à Casablanca .
Une audition à
la radio, rue l'Brihi,
le pousse
rapidement sur
le devant de la
scène. Dominée à
l'époque par
Mohamed Fouiteh,
Maâti Benkacen,
Brahim Alami. Il
réussit à
imposer son
style avec sa
voix chaleureuse
et ses mélodies
d'influences
orientales. Il
représente la
nouvelle
génération avec
Abdelwahab
Doukkali, Latifa
Amal, Mohamed
Hayani. Une
génération
fascinée par l'Egypte
et ses Oum
Kalthoum, Farid
El Atrach et
autres
Abdelhalim
Hafez. Ce pays
avait recu a
bras ouverts
Sabah la
libanaise, Warda
El Jazaereya et
bien d'autres.
Ce qui décide
Belkhayat à
partir
effectivement à
la conquête du
pays des
pharaons et
espère trouver
une place au
soleil. Il
s'inscrit au
conservatoire
supérieur de
musique arabe du
Caire et trouve
tant bien que
mal sa place
dans cette
jungle dominée
par certains
auteurs et
compositeurs.
Mais c'est la
grande déception
qui l'attend. Le
dilemme étant de
chanter en
misriya ou
rentrer
bredouille. Il
choisit la
deuxième option.
Les trois années
(entre 1965 et
1967) passées
là-bas lui ont
permis malgré
tout de se faire
connaître du
public égyptien.
Beaucoup
d'égyptiens se
rappellent
encore de son
passage et
regrettent qu'il
ne soit pas
resté. Belkhayat,
lui n'a pas
regretté,
puisqu'il a
accumulé succés
et gloire tout
en préservant
son style
original. Il est
non seulement la
coqueluche de
toute une
génération de
marocains mais
devient vite une
star en Algérie,
puis plutard en
Tunisie et en
Libye. En 1973,
son Olympia à
Paris
rassemblera plus
de gens sur le
trottoir que
dans la salle
par manque de
places. A cette
même époque, il
tente une
carrière
cinématographique
avec deux rôles
proposés par le
réalisateur
marocain
Abdellah Mesbahi
:"Silence sens
interdit" (1973)
et "où
cachez-vous le
soleil?" (1979)
où il partage la
vedette avec
Abdelwahab
Doukkali. Ces
films, tournés
entièrement au
Caire, sont
restés inédits
au Maroc.
Pendant ce temps, il multiplie les collaborations avec des auteurs comme Ahmed Tayeb Elalj et Abderrafiî Jaouahiri et son compositeur favori Abdeslam Amer qui ont su populariser son côté classique tout en lui apportant une touche chic et romantique. El Qamar el ahmar, Fi Qalbi jarh q'dim , Aouni nensak sont de grands classiques et font désormais partie du patrimoine collectif marocain. La voix forte de Belkhayat présente l'avantage de s'adapter à différents genres musicaux. Il peut passer sans complexes de la plus difficile qassida de Mohammed Abdelwahab au plus populaire des airs de Hocine Slaoui. Le succès continuera jusqu'à la fin des années 80 où il entame une période mystique et se consacre exclusivement aux psalmodies coraniques. Il se retire dans une mosquée casablancaise et fait l'imam pendant quelques années. Ses fans, pendant ce temps, continueront à répéter le refrain de son qitar El hayat, son dernier véritable succés, tout en le considérant comme le dernier mythe marocain vivant, au même rang que Nass El Giwane ou Jil Jilala.
En 2000, Abdelhadi Belkhayat décide de ne pas s'arrêter là et reprend la chanson pour satisfaire un public toujours demandeur. Il promet un album pour l'année prochaine mais aussi une grande tournée à travers les villes du royaume.
Pendant ce temps, il multiplie les collaborations avec des auteurs comme Ahmed Tayeb Elalj et Abderrafiî Jaouahiri et son compositeur favori Abdeslam Amer qui ont su populariser son côté classique tout en lui apportant une touche chic et romantique. El Qamar el ahmar, Fi Qalbi jarh q'dim , Aouni nensak sont de grands classiques et font désormais partie du patrimoine collectif marocain. La voix forte de Belkhayat présente l'avantage de s'adapter à différents genres musicaux. Il peut passer sans complexes de la plus difficile qassida de Mohammed Abdelwahab au plus populaire des airs de Hocine Slaoui. Le succès continuera jusqu'à la fin des années 80 où il entame une période mystique et se consacre exclusivement aux psalmodies coraniques. Il se retire dans une mosquée casablancaise et fait l'imam pendant quelques années. Ses fans, pendant ce temps, continueront à répéter le refrain de son qitar El hayat, son dernier véritable succés, tout en le considérant comme le dernier mythe marocain vivant, au même rang que Nass El Giwane ou Jil Jilala.
En 2000, Abdelhadi Belkhayat décide de ne pas s'arrêter là et reprend la chanson pour satisfaire un public toujours demandeur. Il promet un album pour l'année prochaine mais aussi une grande tournée à travers les villes du royaume.
